Traces de famille

                                                                                        

Un jour de mai 2010, dans un train, tu te retrouves en tête-à-tête avec ta tante Jda, dernière «rescapée» d'une fratrie de onze. Et tu as juste une envie irrépressible de l'entendre raconter sa famille («ta» famille) et de transmettre ce patrimoine à tous tes proches.

La date de référence est celle de la fondation de la famille Saluz-Rageth, le 23 octobre 1911 à Domat/Ems, jour du mariage de Gion Pieder Saluz et de Anna Rageth.

Et le 30 octobre 2011, plus de 80 membres de la famille Saluz-Rageth se sont retrouvés à Domat/Ems en provenance de trois continents.

 

Traces de famille (le projet)

Chronique – un siècle d'histoires des Saluz-Rageth

A la fois simple et complexe, la démarche. Empreinte d'un brin de mélancolie, d'amour filial et d'une bonne dose d'inconscience. Quête personnelle née d'un sentiment d'«urgence», quasi irrépressible, à remonter aux racines de mon histoire (la vôtre peut-être aussi?) et d'une saga familiale à transmettre à «nos suivants».

Une démarche au départ spontanée — recueillir les souvenirs de la dernière en vie de la fratrie des onze Saluz-Rageth — qui évolue lentement mais sûrement en projet multimédia un peu «monstrueux» (pour son instigateur en tout cas).

Plus prosaïquement, le projet «Traces de famille» consiste en l'évocation d'un siècle (le 20e) de la vie d'une famille de Domat/Ems, près de Coire, dans les Grisons, principalement alimentée par les récits et les documents d'archives de Jda Pfister-Saluz, ma tante, et par mes pérégrinations familiales,

  • au travers de documents d'archives ou actuels, photos, vidéos, interviews, blog(s)
  • diffusés via un site internet (www.achesa.ch/saluz)
  • et d'un documentaire-portrait vidéo centré sur Ida Pfister-Saluz

La rencontre de famille, organisée le 30 octobre 2011 à l'occasion du 100e anniversaire du mariage des grands-parents Gion Pieder Saluz et Anna Rageth (23 octobre 1911), sera l'occasion de présenter une première version de cette chronique.

Contrairement à ma tante Jda, qui se souvient de tous et de tout, j'ai parfois de la peine à fixer les faits, les dates et les noms. Elle m'en a sans doute plus raconté sur ma famille que mes parents eux-mêmes. Jda rassemble ses souvenirs pour évoquer son enfance, le quotidien mais aussi les valeurs et les aspirations des parents Saluz-Rageth et de leur onze enfants, dans le «modeste» village de Domat/Ems, près de Coire dans les Grisons, au cours de ce 20e siècle turbulent.

De plus, Jda milite activement pour la défense de la langue, de la culture et des traditions rhéto-romanches J'éprouve aujourd'hui le désir de contribuer à la transmission de ce patrimoine familial, unique pour les plus jeunes aussi. Ni conteur ni historien, ni même vidéaste, je me retrouve clairement dans le rôle du passeur d'information.

Sachant l'énergie (et le temps) qu'il faut investir dans un tel projet, j'espère en avoir la force pour moi-même bien sûr mais surtout pour Jda qui a toujours eu envie de raconter cette saga. Et depuis que sa vue se dégrade, l'enregistrement de sa parole et la vidéo nous paraissent être la meilleure façon de perpétuer la mémoire de la famille.

Nous vous invitons à nous accompagner pour ce voyage dans le temps et la famille.

Pieder Saluz, éditeur ( piedersaluz@hotmail.com )
Traduction: Marionna Pfister ( margeo@swisszone.ch )

mai 2011

 

Appel aux contributions

Si d'autres membres de la famille souhaitent se joindre à la démarche, ce serait un enrichissement certain et bienvenu. Plus concrètement, si vous avez des souvenirs inédits concernant les onze frères et sœurs Saluz-Rageth et leurs enfants, des photos anciennes, des enregistrements ou des films, n'hésitez-pas à nous contacter pour les intégrer éventuellement à notre base de données familiale.

Vous l'aurez sans doute compris, les archives anciennes, photos papiers, texte, etc, seront numérisées pour être mises à disposition sur le site internet en cours de construction. Mais nous précisons clairement que dans un premier temps, les documents «privés» (photos personnelles, listes d'adresses) ne seront accessibles qu'aux membres de la famille via un mot de passe. Les détenteurs des droits des photos soumises, par exemple, resteront maîtres de l'autorisation plus étendue de publication.

 

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